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Les effets de la pollution atmosphérique
La plupart des polluants atmosphériques peuvent altérer
la santé de l'homme et des animaux et dégrader les végétaux
et matériaux. Les effets induits dépendent de la nature des composés,
de leur concentration, et des durées d'exposition.
Concernant les effets sur la santé humaine, on distingue généralement
les risques liés aux "pointes de pollution", périodes
de fortes concentrations localisées dans le temps et l'espace, des effets liés
à la pollution chronique ou "pollution de fond", c'est à dire, à
plus long terme, à l'exposition prolongée à des doses plus faibles.
Certains organismes sont plus sensibles que d'autres, notamment les personnes atteintes de
maladies respiratoires chroniques, les jeunes enfants et les personnes âgées.
En Auvergne, lorsque les conditions météorologiques sont particulièrement
défavorables, les concentrations instantanées peuvent approcher ou excéder
certains seuils réglementaires. Les effets aigus les plus courants se manifestent alors
principalement par des irritations des yeux, du nez, ou de la gorge, provoquant une gêne respiratoire
et des bronchites, et favorisant le déclenchement de crises d'asthme. L'intensité
des effets chroniques est encore largement discutée à ce jour et fait l'objet
de nombreuses études épidémiologiques, qui concordent sur l'existence d'un
facteur de risque dû à la pollution urbaine respirée au quotidien (diminution de
la fonction respiratoire, augmentation du risque de mortalité cardio-vasculaire et du
risque de cancer).
Les effets de la pollution atmosphérique sur les végétaux
se traduisent principalement par des pertes de rendement. De nombreuses études
ont ainsi quantifié l'action néfaste d'atmosphères oxydantes,
chargées d'ozone et d'autres polluants photochimiques. Par ailleurs,
en présence d'humidité, la transformation chimique de certains
polluants gazeux (oxydes d'azote et de soufre en particulier) augmente l'acidité
des pluies et contribuent ainsi au phénomène de dépérissement
forestier.
Les matériaux, et donc l'ensemble des édifices, monuments ou façades
d'immeubles subissent d'importantes dégradations liées à la pollution
de l'air, notamment à l'acidification des pluies (érosion de la pierre,
dégradation des peintures, corrosion des toitures en zinc...) et au dépôt
de particules (noircissement). Quand ces dégradations ne sont pas irréversibles,
elles occasionnent d'importants travaux de restauration du patrimoine et de ravalement
de façades.
A plus grande échelle se pose le problème de l'augmentation probable
de l'effet de serre, phénomène faisant actuellement l'objet de nombreuses
interrogations quant à l'avenir du climat. Si le dioxyde de carbone, substance non
toxique par ailleurs, en est le principal responsable, l'ozone, et d'autres substances
produites de façon indirecte par réactions photochimiques, jouent
également un rôle non négligeable.
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