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Traitement des déchets végétaux : des alternatives au brûlage

L'arrivée du printemps est l'occasion de prendre soin de son jardin. La tonte de la pelouse, l'arrachage des mauvaises herbes ou encore la taille des plantes engendrent des déchets parfois volumineux et dont on ne sait pas toujours quoi faire. Bien qu’interdit, le brûlage des déchets végétaux demeure une activité largement pratiquée qui contribue à la dégradation de la qualité de l'air en Auvergne-Rhône-Alpes. Lors de la combustion, de nombreux polluants sont émis, dont des particules fines et autres composés cancérigènes, pouvant avoir des conséquences sur la santé. Pourtant, de nombreuses solutions existent pour valoriser ses déchets verts.

Sur le territoire régional, une partie de la population est exposée directement à des concentrations de polluants supérieures aux valeurs réglementaires et de nombreuses personnes ont été touchées, encore en 2016, notamment par des concentrations journalières élevées en particules en suspension. Pour tenter de limiter cette exposition, toute baisse d’émission de polluant dans l’air est bonne à prendre, et l’arrêt du brûlage domestique peut être l’une d’elle.

Déchets végétaux, de quoi parle-t-on ?

Les déchets végétaux sont les résidus « verts » provenant de l’entretien des espaces verts ou naturels (ex : entretien des parcs et jardins, des espaces verts…). Les tontes de pelouse ou encore les feuilles mortes, les branches d’arbre ou arbustes, les résidus de débroussaillage…sont considérés comme des déchets végétaux et représentent plusieurs millions de mètre-cube de déchets chaque année en France.

Pourquoi, ne peut-on pas brûler ses déchets verts ?

Sur le territoire national, un particulier n’a pas le droit de brûler ses déchets ménagers ( = tout déchet produit par les particuliers !) à l’air libre. Les déchets végétaux sont assimilés à des déchets végétaux et leur brûlage est par conséquence interdit. Les raisons de cette interdiction sont multiples, car le brûlage, en plus d’être à l’origine de troubles des voisinage (odeurs, fumées…), peut être la cause de la propagation de feux. Plus particulièrement, le brûlage à l’air libre est nuit significativement à l’environnement et la santé en émettant de nombreux polluants toxiques dans l’air.

Attention !! Brûler ses déchets verts dans son jardin peut être puni d'une amende pouvant aller jusqu'à 450 €.

Quand on brûle à l’air libre des végétaux, les composés suivants sont émis dans l’atmosphère : particules en suspension, oxyde d’azote, hydrocarbure aromatique polycyclique, monoxyde de carbone, composé organiques volatils, benzène, dioxine et furane… Ce mélange ainsi que l’intensité des émissions sont encore plus dangereux lorsque le brûlage s’effectue dans des conditions dégradées (humidité des végétaux, association avec d’autres déchets…) et les effets sur la santé peuvent alors être aggravés !

" Brûler 50 kg de végétaux émet autant de particules fines qu’une voiture à moteur diesel récente qui parcourt 6000 km et produit jusqu’à 900 fois plus de particules qu’un trajet de 20 km à la déchetterie ! "

Quelles solutions existent pour ne pas brûler ses déchets végétaux?

Différents moyens existent afin de ne pas pratiquer le brûlage et valoriser ainsi ses déchets « verts ».

Chez soi, la valorisation des déchets peut s’effectuer par :

  • le paillage avec broyat (branchages, gazons)  qui permet de protéger et fertiliser durablement les plantations. Cette solution, très simple et peu coûteuse, consiste consiste à recouvrir le sol au pied des plants avec les déchets végétaux, de préférence broyés.
  • le compostage individuel, qui concerne pratiquement tous les déchets organique et permet ainsi de réduire les quantités de déchets à éliminer tout en nourrissant les sols.
  • la tonte mulching pour l’herbe broyée.

Pour des déchets plus encombrants ou ne pouvant être valorisés sur place, des solutions peuvent être proposées dans les territoires comme la mise à disposition de bacs spécifiques pour les particuliers ou les entreprises (collecte sélective), ou bien la possibilité de déposer ses déchets végétaux dans les déchetteries de proximité où ils seront valorisés via des plateforme de compostage par exemple.

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