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Les pollens et le risque allergique
En se déposant sur les voies respiratoires, les pollens
sont responsables d'allergies chez environ 20 % de la population.
Elles sont caractérisées par des rhumes, rhinites,
maux de tête et des crises d'asthme. Le nombre croissant d'allergies
(qui a doublé en 10 ans) a suscité une prise de conscience
nationale et des mesures plus nombreuses. En collaboration avec
le RNSA (Réseau
National de Surveillance Aérobiologique), Atmo Auvergne
participe à la mesure des pollens depuis 1999.
Les pollens sont les éléments reproducteurs produits
par les organes mâles des plantes. Pour accomplir leur rôle
fécondateur, ils doivent gagner les organes femelles. Le
transport est assuré par les insectes, les animaux ou le
vent. Ce dernier est le mode de transport le plus utilisé.
Les pollens ainsi déplacés, appelés pollens
anémophiles, sont les plus nombreux, pour compenser le caractère
hasardeux de ce type de pollinisation. L'appareil respiratoire est
contaminé plus profondément par ces pollens car ils
sont de petite taille (20 à 60 µm).
Le potentiel allergisant, allant de 0 (nul) à 5 (très
fort) est un mode de classement des pollens. Il diffère selon
les plantes productrices. Ainsi les pollens des bouleaux et des
graminées sont agressifs, alors que ceux des châtaigniers
et des ormes ont un faible potentiel allergisant. La période
de pollinisation varie également selon les plantes. Au printemps,
ce sont essentiellement les arbres comme le bouleau ou le chêne
qui produisent des pollens. Puis les herbacées prennent le
relais, avec les graminées de mai à juillet, suivies
de l'ambroisie en août, pollen très agressif, nouveau
en Auvergne.
Les mesures de pollens se font généralement de mars
à septembre. Un compteur volumétrique, placé
dans une zone de forte densité de population à Clermont-Ferrand,
est utilisé. L'air est aspiré à raison de 10
litres/minute, débit comparable à celui de la respiration
humaine. Les pollens se déposent sur une bande de cellophane
circulaire. Chaque semaine, les bandes sont ramassées. Les
analystes procèdent alors au découpage de la bande
en tranche journalière, puis à sa coloration afin
de mettre en évidence les pollens. Une lecture minutieuse
au microscope permet de comptabiliser les pollens, en distinguant
les différentes familles (taxons). Les quantités de
pollen des principaux taxons permettent de définir l'indice
pollinique de la semaine, représentatif du risque allergique.
Cet indice est notamment diffusé sur le site internet d'Atmo
Auvergne (en rubrique "Pollens").
Plusieurs facteurs influencent le nombre de pollens dans l'air.
En plus du type de plante et de la période de l'année,
la météorologie a un rôle non négligeable.
La diffusion des pollens augmente avec la température et
la force du vent. Sous l'effet de la pluie, les pollens sont rabattus
au sol en explosant, ce qui libèrent des grains d'amidon
chargés d'allergènes qui pénètrent directement
dans les bronches. La pollution atmosphérique, en fragilisant
l'individu, semble aggraver les effets allergiques induits par la
pollinisation. Ainsi, l'ozone et le dioxyde d'azote augmentent l'hyper
réactivité bronchique spécifique aux allergènes
en favorisant la production d'anticorps, activateurs de l'allergie.
Les particules en suspension modifient également le seuil
de sensibilité aux allergènes. Cela se traduit par
une sensibilité plus fréquente en milieu urbain que
rural.
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