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La loi sur l'air et l'utilisation rationnelle
de l'énergie
Historiquement, le cadre réglementaire français relatif à la protection de l'air
a été introduit par la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie
(LAURE) du 30 décembre 1996, communément dénommée
"loi sur l'air", et par ses différents décrets
d'application. Cette loi, qui pose comme objectif fondamental "la
mise en œuvre du droit reconnu à chacun à respirer
un air qui ne nuise pas à sa santé", s'articule
autour de trois grands axes :
- la surveillance et l'information,
- l'élaboration d'outils de planification,
- la mise en place de mesures techniques, de dispositions fiscales
et financières, de contrôles et sanctions.
Surveillance et information
La loi du 30 décembre 1996 stipule la mise en place progressive
d'un dispositif de surveillance de la qualité de l'air devant
être étendu à l'ensemble du territoire national
au 1er janvier 2000. Cette surveillance est déléguée
à des organismes agréés associant notamment
l'État, les collectivités territoriales, les industriels
contribuant aux émissions de polluants, des associations
de consommateurs ou de protection de l'environnement et des représentants
des professions de santé. Atmo Auvergne est ainsi l'Association
Agréée de Surveillance de la Qualité de l'Air
(AASQA) en région Auvergne.
La liste des substances faisant l'objet de cette surveillance est
déterminée par décret, fixant également,
en terme de niveaux de concentrations dans l'air ambiant, différents
objectifs de qualité, valeurs limites et seuils d'alerte,
terminologie explicitée dans l'article 3 de la loi.
Au-delà de la mission de surveillance, les organismes agréés
concourent à l'exercice du "droit à l'information
sur la qualité de l'air ... reconnu à chacun sur l'ensemble
du territoire" (article 4). Une diffusion large et variée
des résultats de mesures et d'études figure ainsi
parmi les principales préoccupations d'Atmo Auvergne.
Le dépassement ou le risque de dépassement des seuils
d'alerte implique, sous l'autorité des Préfets, la
mise en œuvre d'actions d'information de la population exposée
et de mesures d'urgence visant à ramener les niveaux de pollution
en deçà de ces seuils (limitation de la circulation
automobile, réduction des émissions des sources fixes
et mobiles...). Afin de répondre à ces obligations,
des arrêtés préfectoraux
définissent dans les quatre départements auvergnats
l'organisation des actions et mesures graduées en cas de
pointe de pollution urbaine (voir rubrique "Arrêtés
préfectoraux").
Outils de planification
La loi sur l'air met en place des outils spécifiques de
planification visant à gérer localement les problèmes
de pollution atmosphérique :
- Le Plan Régional pour la Qualité de l'Air (PRQA)
établit le bilan de la pollution atmosphérique et
fixe les orientations pour atteindre les objectifs de qualité
de l'air à l'échelle de la région. Ce document,
initialement élaboré sous la responsabilité du Préfet
de région assisté d'un comité régional,
est réévalué au maximum tous les cinq ans.
Depuis 2004, la responsabilité de cette évaluation
a été confiée au Conseil Régional.
Le PRQA d'Auvergne, approuvé le 7 septembre 2000, peut
être consulté en rubrique
"Publications-Autres documents".
- Le Plan de Protection de l'Atmosphère (PPA) vise, par
un renforcement des mesures préventives, à ramener
la concentration en polluants atmosphériques sous les valeurs
limites dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants
et dans les zones où ces valeurs limites sont susceptibles
d'être dépassées. Il est élaboré
sous la responsabilité des Préfets de département.
- Le Plan de Déplacements Urbains (PDU) est un outil de
définition et de coordination des politiques de déplacements
dans le périmètre urbain des agglomérations
de plus de 100 000 habitants. L'objectif est notamment d'aménager
la voirie dans le but de modérer l'usage de la voiture
par report sur les transports collectifs et non polluants. Le
PDU clermontois a été approuvé le 30 janvier
2001 par le Syndicat Mixte des Transports en Commun de l'agglomération
clermontoise (SMTC), autorité organisatrice des transports.
Mesures techniques, dispositions fiscales et financières,
contrôles et sanctions
Des mesures techniques contraignantes sont fixées par décret
afin de "réduire la consommation d'énergie et
de limiter les sources d'émission de substances polluantes"
(consommation énergétique des réfrigérateurs
et congélateurs, émissions polluantes des stations-services,
efficacité thermique des constructions, utilisation du bois
dans les constructions...).
Différentes incitations fiscales sont prévues par
la loi pour favoriser le développement des véhicules
moins polluants, fonctionnant au Gaz de Pétrole Liquéfié
(GPL), au Gaz Naturel Véhicule (GNV) ou à l'énergie
électrique.
Les conditions de recherche et de constatation des infractions
aux dispositions de la loi par des agents habilités et les
sanctions encourues sont également précisées.
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